La start-up française Harmattan AI a présenté IRIFI, un drone de frappe dont la portée annoncée est de 2 000 kilomètres. L’entreprise le destine à des attaques contre des infrastructures éloignées du front, comme des dépôts, des aérodromes ou des centres logistiques.
Harmattan AI le situe entre les drones peu coûteux mais moins précis, comme le Shahed, et les missiles de croisière tels que le Tomahawk ou le Storm Shadow, décrits comme coûteux et longs à produire. Le prix d’IRIFI n’a toutefois pas été communiqué. L’entreprise ne précise pas non plus ses caractéristiques de vol ni les charges militaires qu’il pourrait emporter.
Une mission préparée par des humains
Avant le lancement, des officiers définiraient les cibles autorisées et les paramètres de la mission. Ensuite, selon la description de Harmattan AI, le drone volerait sans contrôle humain jusqu’à sa destination. L’entreprise indique que la navigation ne dépend pas du GPS et de ses équivalents, et qu’une caméra guiderait l’approche finale.
Harmattan AI affirme que la précision visée est de l’ordre du mètre. Elle précise aussi que la sélection des cibles reste validée par un opérateur humain. Un commandant pourrait lancer des dizaines de frappes, avec l’aide d’une IA qui trie des images satellitaires, selon l’entreprise. Ces performances n’ont pas été étayées par des résultats d’essais détaillés dans l’article.
Le Maroc signe une lettre d’intention
Le 7 octobre, l’Administration de la défense nationale marocaine a signé avec la filiale marocaine de Harmattan AI une lettre d’intention portant sur l’achat, le développement et la production d’IRIFI au Maroc. Ce document marque un engagement à poursuivre le projet, mais l’article ne donne ni prix ni quantité d’appareils concernés.
Le drone est encore au début de son développement. Selon l’article, les premières unités ne sont pas attendues avant la fin de 2027. La portée, la précision et la capacité de production annoncées restent donc à confirmer.
Pourquoi c'est important
Pour les autorités marocaines, la lettre d’intention ouvre la voie à un projet de développement et de production locale, mais ne précise ni le coût ni le nombre de drones. Pour le public, l’enjeu est encore difficile à mesurer : IRIFI n’est pas présenté comme opérationnel, et ses performances annoncées restent à vérifier.