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PostgreSQL 19 retardé par l’afflux de bugs repérés avec l’IA

Robert Haas relie le retard de PostgreSQL 19 à la hausse des bugs signalés grâce aux modèles d’IA. Les mainteneurs doivent encore vérifier chaque correction.

Par Publié par Oossa: 2 min de lecture

Markus Spiske · Unsplash

PostgreSQL 19, la prochaine version majeure du logiciel de base de données open source, est attendue le 19 novembre 2026, après un report par rapport au calendrier habituel. Robert Haas, l’un des principaux contributeurs du projet, attribue ce décalage à un afflux de bugs trouvés à l’aide de modèles d’IA. Dans un billet publié le 30 octobre, il résume le changement ainsi : « Les LLM sont arrivés. » Les LLM sont des modèles d’IA capables de traiter et de produire du texte ou du code.

Le report n’est pas le seul changement : plusieurs nouveautés ont été retirées tardivement de PostgreSQL 19. Parmi elles figurent les requêtes SQL sur des données en graphe, ainsi que des fonctions de mise à jour et de gestion des partitions. Selon Haas, le temps consacré aux bugs et aux problèmes de sécurité a réduit celui disponible pour examiner les fonctionnalités prévues pour la nouvelle version.

Les corrections prennent plus de temps à valider

Les chiffres avancés par Haas montrent une forte hausse des corrections intégrées aux versions stables. Entre le 8 avril et le 25 septembre, les commits reportés sur la version en préparation sont passés de 724 en 2025 à 1 169 en 2026, soit plus de 60 % de hausse. Pour la version précédente, le nombre est passé de 248 à 433, soit plus de 74 %. Haas estime que cette hausse vient surtout de signalements de bugs trouvés avec des modèles d’IA, plutôt que d’une augmentation des erreurs des développeurs.

Ces modèles peuvent aussi proposer des correctifs, mais ceux-ci ne sont pas toujours justes ni conformes aux règles du projet. Des mainteneurs doivent donc les comprendre, les vérifier et les intégrer. L’IA accélère la découverte des problèmes plus vite que leur résolution, explique Haas. La mise à jour du 13 août a corrigé 28 failles de sécurité, contre 11 en mai. Les chiffres disponibles ne précisent toutefois pas combien de ces problèmes ont été repérés par l’IA.

Un enjeu qui dépasse la version 19

Robert Haas juge le retard actuel limité, mais s’interroge sur la capacité du projet à rattraper les bugs découverts et à continuer d’innover. D’autres projets open source ont surtout dénoncé les signalements automatisés inutiles : curl a supprimé ses primes aux bugs, et Google a suspendu les nouvelles soumissions à son programme de récompenses open source. Le problème décrit pour PostgreSQL est différent : Haas parle de bugs que les équipes doivent réellement corriger.

Une nouvelle version de test et une mise à jour riche en correctifs sont annoncées pour le 12 novembre. Si aucun problème ne survient, PostgreSQL 19 suivra le 19 novembre. Sa date de sortie reste donc conditionnée aux résultats de ces vérifications.

Pourquoi c'est important

Pour les équipes qui utilisent PostgreSQL, le report signifie qu’elles devront attendre la version 19 et ses fonctionnalités prévues, dont certaines ont été retirées. Le projet privilégie les corrections avant la sortie, mais les sources ne permettent pas de savoir combien de bugs ont été repérés par l’IA ni si le calendrier du 19 novembre tiendra.

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