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Sony Music demande le retrait de 260 000 titres générés par IA

Fin septembre, le groupe a demandé aux plateformes de streaming de retirer plus de 260 000 morceaux imitant ses artistes, contre 135 000 fin mars.

OossaPublié par Oossa: 2 min de lecture

C D-X · Unsplash

Sony Music a demandé aux plateformes de streaming de retirer plus de 260 000 morceaux générés par IA et imitant ses artistes, comme Adele, Queen ou Michael Jackson. Le volume avait atteint 135 000 titres fin mars. L’entreprise dit au Financial Times que ces morceaux nuisent aux artistes, trompent les fans et rendent plus difficile le respect de leurs droits.

Le groupe demande aussi aux plateformes d’empêcher la remise en ligne des mêmes contenus. Mais le texte ne précise ni le nombre de services concernés ni la part des demandes qui ont abouti.

Des écoutes parfois frauduleuses

Les morceaux générés par IA sont devenus nombreux sur les services de streaming. Deezer a indiqué qu’ils représentaient plus de la moitié des nouveaux titres téléversés en juillet. Selon l’article, ils sont peu écoutés ; lorsqu’ils le sont, des bots peuvent gonfler artificiellement le nombre d’écoutes. Les revenus ainsi produits peuvent aller aux fraudeurs plutôt qu’aux artistes légitimes.

Un rapport de la Sonic Intelligence Academy donne un aperçu de certains circuits de diffusion. Sur les 1 743 titres de son échantillon, soumis par 886 artistes dans 54 pays, 92,8 % auraient été générés par Suno. Le rapport indique aussi que 77,6 % de ces titres avaient été distribués par DistroKid. Ces chiffres décrivent cet échantillon, pas l’ensemble des morceaux diffusés en ligne.

Les plateformes et les labels réagissent

Sony Music et Universal ont engagé des poursuites contre Suno en septembre. Les maisons de disques accusent la start-up d’avoir copié des enregistrements sans autorisation pour entraîner ses modèles d’IA. Universal a aussi porté plainte contre DistroKid le 15 septembre. Elle reproche au distributeur d’avoir contribué à présenter des morceaux générés par IA comme autre chose et à en tirer profit ; ce sont des accusations, pas des faits établis par l’article.

La filière musicale a également défini des pratiques destinées à aider notamment les distributeurs à prévenir et détecter la fraude aux écoutes. Certaines plateformes utilisent des badges pour signaler les morceaux ou artistes générés par IA, et peuvent ne pas rémunérer ces titres dès leur mise en ligne.

Pourquoi c'est important

Pour les fans, les demandes de Sony visent des morceaux qui imitent des artistes connus et peuvent donc être confondus avec leurs œuvres. Pour les artistes et les auditeurs, les écoutes gonflées par des bots peuvent détourner des revenus ; l’article ne dit toutefois pas combien de titres ont été retirés ni quelle part des écoutes est frauduleuse.

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