Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) ordonne aux agences civiles fédérales de retirer DeepSeek de leurs systèmes informatiques. Elles ne peuvent pas non plus acheter les produits de l’entreprise chinoise ni certains services tiers développés avec ses outils, rapporte Reuters.
La mesure concerne les services civils du gouvernement fédéral. Selon l’AFP, elle ne s’applique ni à l’armée ni aux services de renseignement. L’avis du DHS ne donne pas de motif à l’interdiction.
Des risques signalés par le DHS
Une note du DHS datée de juillet, rendue publique en annexe du mémo, demandait déjà aux agences de surveiller le trafic entrant et sortant de leurs sites web pour faire face aux risques associés à DeepSeek. Le département évoquait plusieurs « vecteurs de menace », des logiciels malveillants ou des failles possibles, ainsi que des vulnérabilités critiques repérées dans l’application iOS en 2025.
Le DHS craignait aussi que l’usage de DeepSeek par des employés ou des prestataires puisse transférer des données sensibles vers la Chine, ou produire des renseignements sur des ressortissants américains et des agences gouvernementales. Ce sont les inquiétudes avancées par le département, et non des conclusions détaillées dans l’avis d’interdiction.
Des interdictions déjà prises
Plusieurs organismes fédéraux, dont le ministère du Commerce et la Marine, avaient déjà interdit DeepSeek sur les appareils gouvernementaux, selon Reuters. Des États comme New York, le Tennessee et la Virginie avaient également pris des mesures similaires.
Cette décision porte sur les systèmes et les achats des agences civiles fédérales. Elle ne signifie pas, d’après les éléments rapportés, que l’usage de DeepSeek par le grand public est interdit aux États-Unis. La source ne précise pas comment le retrait sera appliqué ni dans quel délai.
Pourquoi c'est important
Pour les employés et prestataires des agences civiles fédérales, la consigne implique de ne plus utiliser DeepSeek sur les systèmes concernés et d’éviter certains achats liés à ses outils. La mesure ne porte pas, selon les informations publiées, sur l’accès du grand public ; son calendrier d’application reste inconnu.