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Meta retire la mention de l’entraînement IA de ses conditions

Après des inquiétudes sur le droit de collecter des contenus de sites web, Meta précise que ses règles visent ses produits publicitaires et commerciaux.

Par Publié par Oossa: 2 min de lecture

Joshua Aragon · Unsplash

Meta a modifié les conditions d’utilisation destinées aux personnes qui gèrent des comptes Facebook ou Instagram pour une entreprise, une association ou une organisation. Une première version autorisait l’exploration automatisée de pages web liées à leurs produits et services, et évoquait l’usage des contenus pour entraîner les modèles de Meta.

Cette formulation a inquiété des éditeurs de presse, qui craignaient que Meta puisse collecter leurs articles sans rémunération. L’entreprise a ensuite précisé que ces règles ne changeaient pas la manière dont elle explore le web et qu’elles ne lui donnaient pas de nouveaux droits sur les contenus.

Ce que Meta a changé

Dans la version révisée, le mot « entraîner » a disparu. Les usages décrits concernent désormais explicitement les produits publicitaires et commerciaux de Meta : diffuser des publicités, informer sur des produits et services ou mettre en relation des utilisateurs intéressés. La sécurité et l’intégrité restent mentionnées pour les produits des entités Meta.

Meta affirme que les propriétaires de sites peuvent toujours exprimer leurs préférences avec le fichier robots.txt, qui indique aux robots automatisés quelles parties d’un site ils peuvent explorer. L’entreprise dit aussi qu’il n’est pas question de collecter automatiquement les contenus des sites d’information. Le texte ne précise pas comment ces consignes sont appliquées lors d’explorations utilisant des identifiants de test.

Une inquiétude plus large pour les médias

Meta explique que les clauses sur l’exploration du web existaient déjà dans différentes conditions et que la mise à jour les regroupait. Le GESTE, qui représente des éditeurs de services en ligne, estime que le problème dépasse ce cas : selon sa directrice générale, Laure de Lataillade, les médias ont peu de marge pour négocier avec des plateformes dont ils dépendent pour toucher leur public.

Le groupement propose notamment de distinguer les autorisations nécessaires à l’hébergement et à la diffusion de contenus de celles qui permettraient de les utiliser pour entraîner des modèles d’intelligence artificielle.

Pourquoi c'est important

Pour les médias qui utilisent Facebook ou Instagram pour distribuer leurs articles, la correction réduit le risque que ces conditions soient lues comme une autorisation d’entraîner des modèles sur leurs sites. Mais le texte ne détaille pas comment Meta respecte robots.txt dans chaque situation, et le GESTE souligne que les éditeurs ont peu de pouvoir pour négocier les conditions des plateformes.

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