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Le New York Times poursuit Brave pour ses contenus et son paywall

Le journal et d’autres médias accusent Brave de copier et revendre leurs articles, notamment à des entreprises d’IA. Ils demandent l’arrêt de ces pratiques.

Par Publié par Oossa: 2 min de lecture

Ashni · Unsplash

Le New York Times et d’autres médias américains ont porté plainte contre Brave devant un tribunal fédéral de Manhattan. Ils accusent l’éditeur du navigateur de copier leurs articles protégés par le droit d’auteur, puis de les fournir à ses utilisateurs et à des entreprises d’intelligence artificielle.

La plainte vise notamment Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere, qui auraient eu accès à ces contenus par l’intermédiaire de Brave. Les éditeurs affirment que l’entreprise a tiré plus de 100 millions de dollars de la copie et de la revente de leurs articles. Ce montant est une estimation avancée par les plaignants, pas un chiffre établi par le tribunal.

Les fonctions de Brave sont aussi visées

Les médias contestent deux usages de l’index de pages web de Brave. D’abord, Ask Brave, l’assistant intégré au navigateur, qui donnerait, selon eux, « souvent » des extraits mot à mot ou des résumés détaillés de leurs articles. Ensuite, une API, c’est-à-dire un outil permettant à d’autres services d’accéder à des données, qui fournirait aux entreprises d’IA des articles sans autorisation.

La plainte cible aussi des fonctions de lecture et de navigation. Les éditeurs citent Paywall blocker, qui permettrait de passer outre certains abonnements, ainsi que Brave News et le blocage des publicités. Ils soutiennent que Brave a transformé les pages web qu’il collecte en une activité commerciale fondée sur leurs contenus.

Les plaignants veulent faire cesser ces pratiques

Ils demandent au tribunal d’interdire à Brave de proposer les fonctions contestées et de vendre l’accès à son API aux entreprises d’IA. Ils réclament aussi la restitution des recettes et bénéfices tirés, selon eux, du remplacement des publicités, avec intérêts.

Brave et la plupart des entreprises citées n’ont pas répondu aux demandes de commentaires rapportées par The Verge. Perplexity a qualifié les accusations de fausses, sans préciser lesquelles. Ars Technica rappelle que le New York Times poursuit déjà Perplexity dans une autre affaire, engagée en décembre 2025, au sujet de la reproduction présumée de ses articles.

Pourquoi c'est important

Pour les lecteurs de Brave, l’issue pourrait déterminer si des fonctions comme Paywall blocker ou Ask Brave changent, mais la plainte ne signifie pas qu’elles sont déjà interdites. Le tribunal n’a pas encore tranché les accusations ni les demandes des médias.

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