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Des éditeurs poursuivent Brave pour scraping et contournement des péages

Le New York Times et d’autres éditeurs accusent Brave de copier leurs contenus pour alimenter un index en ligne et d’aider les internautes à contourner les péages numériques.

Par Publié par Oossa: Dernière mise à jour: 2 min de lecture

Hal Gatewood · Unsplash

Le New York Times et d’autres éditeurs ont intenté une action en justice contre Brave Software, l’entreprise à l’origine du navigateur Brave. Ils lui reprochent d’avoir copié leurs articles pour des services liés à l’IA et d’avoir aidé des utilisateurs à contourner des péages numériques. Selon eux, Brave a créé sans autorisation un index de sites web, puis vendu à des entreprises d’IA l’accès à son « contenu en ligne en temps réel ».

Une plainte déposée par les sociétés qui exploitent le New York Daily News, le Chicago Tribune et l’Orlando Sentinel allègue que des entreprises d’IA utilisent l’index de Brave pour entraîner des modèles, répondre aux questions des utilisateurs, ou les deux. Elle cite Anthropic, Perplexity, Mistral, xAI et Cohere parmi les entreprises qui auraient reçu des contenus protégés par le droit d’auteur via cet index. La plainte affirme que Brave n’a jamais demandé d’autorisation aux éditeurs ni payé pour ces contenus.

Les accusations portent aussi sur les péages numériques

Les éditeurs accusent également Brave de promouvoir un « bloqueur de péage » qui rend accessibles, dans son navigateur, les sites de centaines d’éditeurs. Ils affirment que Brave a pris des mesures pour empêcher les éditeurs de bloquer son accès. Les accusations concernent à la fois la collecte et la vente de contenus web, ainsi que cette fonctionnalité du navigateur ; ces poursuites ne signifient pas qu’un tribunal a reconnu Brave responsable.

Un porte-parole du New York Times a déclaré que l’entreprise avait demandé à plusieurs reprises à Brave de mettre fin à ce qu’elle qualifie d’atteinte à ses droits. Selon lui, la plainte vise à tenir Brave responsable de l’utilisation de contenus du Times dans ses propres produits et de leur fourniture à des entreprises d’IA.

Brave, Anthropic, Mistral, SpaceXSI et Cohere n’ont pas répondu dans l’immédiat à la demande de commentaire de The Verge. Jesse Dwyer, directeur de la communication de Perplexity, a balayé la plainte dans une déclaration, affirmant que le Times « payait trop ses avocats et pas assez ses journalistes ».

Ce qui reste à trancher

Le litige porte sur deux usages des contenus web : leur mise à disposition d’entreprises d’IA par l’intermédiaire d’un index, et l’accès, via un navigateur, à des pages que les éditeurs disent protéger par un péage numérique. La plainte décrit les pratiques de Brave et les objections des éditeurs ; les informations disponibles ne précisent pas si le tribunal s’est prononcé sur les accusations ni si Brave a modifié ses produits.

Pour les lecteurs, la question immédiate est de savoir si la procédure entraînera des changements dans l’index de Brave ou dans sa fonctionnalité de blocage des péages. Aucun changement de ce type n’est documenté dans les informations publiées, et les accusations n’ont pas été établies par un tribunal.

Pourquoi c'est important

Les utilisateurs de Brave pourraient être concernés si la procédure entraîne des changements dans son index ou sa fonctionnalité de blocage des péages, mais aucun changement de produit n’est documenté. Les accusations des éditeurs n’ont pas été établies par un tribunal, et les informations disponibles ne précisent pas quelles mesures ils réclament.

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